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Gare d'eau de Perrache (Lyon)

Gare d'eau de Perrache (Lyon) - 1830

Département : Rhône, A proximité de : Lyon, situé Gare d'eau de Perrache
Type d'ouvrage : Gare d'eau
Destruction de l'ouvrage : 1920
Architecte(s) : Marc Seguin et freres - Lazare Mangini - ; Compagnie(s) : Seguin & Cie - .
Grand projet: Chemin de fer de St Etienne à Lyon, Viabilisation et aménagement des terrains de Lyon-Perrache, .
Version du texte : V2.1, Niveau de fiabilité : excellent

Plan

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Références :
1 - Lyon 1900, au temps des années folles - 1980 - Marie-Louise Louvicourt, Jean Lazare par Editions des 4 seigneurs
2 - Mémoire de presqu'île - 2002 - Société d'économie mixte Lyon Confluence

Ce chanteir fait partie d'un projet global de viabilisation du quartier Perrache engagé par les frères Seguin dès 1828

Il est important de considérer qu'avant que Marc Seguin n'entreprenne d'amener le chemin de fer jusqu'au centre de Lyon, la presqu'île entre le Rhône et la Saône qui s'étendait au-delà d'Ainay, était dans un état d'inachèvement et d'insalubrité difficile à concevoir.

En fait, l'ingénieur Perrache qui avait présenté son projet en 1766 n'avait eu ni le temps ni les fonds pour effectivement achever cette tâche titanesque. A sa mort en 1779, le contour de la presqu'île était dessiné, mais seuls le quai et la chaussée de la rive droite du Rhône, la gare d'eau, le canal qui la reliait en aval au niveau de la confluence des fleuves. Même les Lyonnais redoutaient les miasmes pestilentiels des "marais Perrache".

Les deux croquis/plans qui suivent mettent en évidence cette pièce principale qu'est la gare d'eau, placée en travers de la presqu'île, parallèle au cours de Verdun, déjà dessiné. La forme de cette gare d'eau, alimentée par la Saône, d'une forme inspirée des jardins de Versailles !.

1789

1793

C'est dans ce contexte qu'intervînt Marc Seguin. Il réussit à convaincre en 1827 la Ville et son maire de l'époque le Marquis de Lacroix Laval. En échange de la cession des terrains au Sud de l'ancienne gare d'eau, à la Compagnie des Sieurs Seguin, Marc Seguin s'engage au remblaiement des rues et des quais sur ces terrains, et de l'engagement à favoriser l'emplacement d'une quinzaine d'établissements industriels. L'un de ces engagements consiste aussi à la création d'une nouvelle gare d'eau, en forme de deux demi-cercles, qui apparaissent très précisément sur les plans ci-dessous.

1840

1848

1870 environ

Le deuxième ouvrage cité plus haut nous fournit plus de détail sur la vie de cette gare d'eau en page 67.

Selon cet ouvrage, elle reçut à son baptême une vocation grandiose, celle de devenir un des grands ports industriels de France.

Son activité fut largement redynamisée par le plan national lancé par Charles de Freyssinet (promoteur de grands travaux et homme politique) qui proposa d'unifier les dimensions de tous les canaux français. Ceci permit aux longues péniches (dites de type flamand, de 38 mètres de long et 5 mètres de large) de circuler bien plus facilement. L'impact de ce plan fut notable à partir de 1900. Sous la pression de la Chambre de Commerce, qui soutenait l'importance des transports par eau, dans l'esprit d'une alliance fer-fleuve, Lyon se plia à cette contrainte et engagea de nombreux aménagements de ses ouvrages fluviaux : la gare d'eau de Vaise, le Port Saint-Louis, le Port Rambaud, et la digue du Rhône à la Mulatière.

En 1903, le trafic fluvial représentait 1/3 du trafic global lyonnais, soit environ 943 000 tonnes.