Lien à utiliser pour faire référence à cette page

Liste des critères de sélection actifs. Pour les supprimer, cliquez sur la croix

Pont Louis-Philippe - Paris

Pont Louis-Philippe - Paris - 1834

Fleuve franchi : la Seine, département : Paris, à proximité : Paris, situé Pont Louis Philippe
Type d'ouvrage : Pont suspendu en fil de fer
Destruction de l'ouvrage : 1862
Architecte(s) : Marc Seguin et freres - ; Compagnie(s) : Seguin freres - .
Longueur totale : 204m, Nombre d'arches/travées : 5,
Décret, le : 13/8/1833 - Ouverture au public : 29/7/1834 - Durée concession : 49 ans - Subvention : 100000 Fr
Version du texte : V1.4, Niveau de fiabilité : fort

Plan

Vous disposez de zoom sur région. Pour accéder aux zooms :
France entière - Région Parisienne - Région Lyonnaise - Région Sud-Est - Région Seine - Région Loire - Région Aquitaine - Région Saône - Région Languedoc - Région Bretagne - Région Alsace-Lorraine -

Les ouvrages dans la même ville de Paris : Tous les ouvrages,

Les ouvrages situés au même emplacement "Pont Louis Philippe" dans la même ville de Paris : Tous les ouvrages, : Pont Louis-Philippe - Paris - 1834, Pont Louis-Philippe (2) - Paris - 1862,

Références :
1 - Paris Illustré - 1863 - A. Joanne par Hachette et Cie à Paris - p104.
2 - Annales des Ponts et Chaussées - 4ème série - Mémoires et Documents, Tome 8 - 1864 - p177-179.
3 - Statistique de la France - 1855 - Ministère de l'Agriculture par Imprimerie Impériale à Paris - p59.
4 - Bulletin des lois - 1833 du 13/8/1833

La construction du pont fait l'objet d'un décret royal le 13/8/1833 (4) et est confiée à Marc Seguin et freres . Le Roi Louis Philippe inaugure lui-même la pose de la première pierre le 29 juillet 1833, à l'occasion des festivités marquant son accession au trône. Sa réalisation est achevée le 26 juillet 1834, jour où il est ouvert à la circulation.

Lors des évènements de 1848 un incendie détruit en grande partie. Les câbles de suspension de la partie amont fondent, une vingtaine de victimes sont précipités dans l'eau. Tous les postes à péages sont incendiés.
Il est alors reconstruit et appelé pont de la Réforme. Le péage ayant disparu, le trafic s'intensifie tellement qu'il faut en limiter les charges. Le décret de 1860 ordonne son remplacement par un pont de pierre.

En arrière-plan de la passerelle suspendue de la Cité, présentée avec ses piles adossées aux berges, si spécifiques, apparaît le pont Louis-Philippe, qui relie d'une seule traite Paris et ses deux iles, et dont la pile centrale repose sur l'Île Saint-Louis.

Illustrations du pont - libres de droit (extrait de Gallica)

Selon (3), ce pont est constitué de 5 arches ou travées (en fait deux travées suspendues et 3 arches en pierre), constituant une longueur entre culées de 204.01m pour une largeur de 8m.

L'ouvrage (2) en référence apporte de nombreuses précisions. En voici un extrait :

"Ce pont, appelé pendant quelque temps pont de la Réforme après la révolution de 1848, avait été l'objet d'une concession accordée à MM. Séguin frères qui, par une soumission en date du 18 juillet 1833, s'étaient engagés à le construire à leurs frais moyennant une subvention de 100 000 francs accordée par l'état, et la jouissance pendant 49 ans d'un droit de péage calculé sur les mêmes bases que celui du pont d'Austerlitz.

A l'époque où ce pont a été construit, la rue Louis-Philippe n'existait pas. Son percement a été compris dans la concession accordée à MM. Séguin, auxquels la ville de Paris a accordé une subvention de 400 000 francs.

L'adjudication du 18 juillet 1833 , tranchée au profit de ces concessionnaires, a été approuvée par une ordonnance royale du 13 août suivant.

La première pierre a été posée par le roi le 29 juillet de cette même année, et le pont étant achevé l'année suivante, la circulation a été établie le 26 juillet 1834 pourl'anniversaire des journées de la révolution de1830 (*).

Ce pont, qui mettait en communication le quai de la Grève avec le quai Napoléon, était composé de deux grandes travées dont les chaînes de suspension venaient se réunir au sommet d'une arcade construite à la pointe occidentale de l'île Saint-Louis. Ces chaînes, ainsi que les tiges qui les reliaient avec le tablier, étaient en fil de fer.

La largeur de la voie charretière était de 5,60m, et les trottoirs qui la bordaient avaient chacun 1,20m.

Les concessionnaires ont paisiblement joui jusqu'en 1848 du droit de péage qui leur avait été concédé, mais lors de la révolution de février, ce péage a été supprimé sur ce pont comme sur les autres ponts de Paris qui avaient été établis dans les mêmes conditions, et la circulation a même été interrompue entre le quai Napoléon et l'île Saint-Louis par suite de l'incendie de la travée attenant à ce quai. Cette travée a été reconstruite aux frais de l'état, mais le péage n'a pas été rétabli, et la concession a été rachetée par la ville, qui, par un traité en date du 16 juillet 1851, a accordé à la compagnie une annuité de 50 000 francs, dont on a fait remonter la jouissance au 24 février 1848, jour de la suppression du péage, et qu'elle doit toucher jusqu'au 26 juillet 1883, époque de l'expiration de la concession accordée en 1833.

Par suite de ce rachat, la circulation est devenue beaucoup plus active sur ce pont, et plusieurs ordonnances de police ont été successivement rendues pour régler cette circulation et pour interdire, le passage de certaines voitures non suspendues, ou trop pesamment chargées.

A la suite de ces mesures restrictives, l'administration ayant reconnu tous les inconvénients que les ponts suspendus présentent dans une ville comme Paris, a décidé que le pont Louis-Philippe serait remplacé par le pont fixe ....

(*) Voici l'inscription de la plaque trouvée le 13 juin 1862, en démolissant la culée attenant au quai de la Grève:

L'an mil huit cent trente-trois,
Troisième du règne,
Louis-Philippe, Roi des Français,
Le 29 juillet, glorieux aniversaire,
Le Roi
A posé la première pierre du pont Louis-Philippe.
Étaient présents:
MM. Thiers, ministre du commerce et des travaux publics;
Comte de Rambutcau, Préfet de la Seine;
Gisquet, Préfet de police,
Locquet, Maire du 9e arrondissement de Paris;
Jollois, Ingénieur en chef;
Séguin frères, Collin et Callau, concessionnaires."