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Passerelle d'Arcole - Paris

Passerelle d'Arcole - Paris - 1828

Fleuve franchi : la Seine, département : Paris, à proximité : Paris, situé Pont d'Arcole
Type d'ouvrage : Pont suspendu à chaine
Destruction de l'ouvrage : 1854
Architecte(s) : Marie Fortuné de Verges - ; Compagnie(s) : Société des trois nouveaux ponts - .
Longueur totale : 87m, Nombre d'arches/travées : 2, Plus grande portée : 40.8m
Décret, le : 6/12/1827 - Ouverture au public : 21/12/1828 -
Version du texte : V2.4, Niveau de fiabilité : fort

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Références :
1 - Annales des Ponts et Chaussées - 4ème série - Mémoires et Documents, Tome 8 - 1864 - p173-174.
2 - Journal du Génie Civil des Sciences et Arts - par Alexandre Corréard à Paris, Tome 8 - 1830 - p152.
3 - Bulletin des lois - 1827 du 6/12/1827
4 - Statistique de la France - 1855 - Ministère de l'Agriculture par Imprimerie Impériale à Paris - p59.

Le pont suspendu d'Arcole à Paris

Le pont Suspendu d'Arcole - Paris
1828-1854
A.C PUGUIN

Situé entre la place de la Grève (aujourd'hui place de l'hôtel de ville) et l'île de la Cité, à Paris, ce pont, alors appelé Pont de la Grève a été construit sur ordonnance royale du 6 Décembre 1827. Ce pont porte alors le même nom que le quai (de la Grève) qui s'étend depuis cet endroit jusqu'au pont Louis-Philippe, simplement par il est tel que "la nature l'a faite".
Le pont suspendu est constitué d'une pile centrale et de deux travées suspendues par des chaines. La largeur de la passerelle est de 6 mètres.
Il fut détruit suite à la décision ministérielle du 31 Août 1854, et remplacé alors par le pont que nous connaissons aujourd'hui.

Sa désignation actuelle en tant que "Pont d'Arcole" ne fait pas référence à la victoire napoléonienne de 1796, mais trouve ses origines lors de la révolution de 1830 - voir ci-dessous.

Illustrations du pont - libres de droit (extrait de Gallica)

Le pont et la révolution de 1830

Ce pont a une histoire bien particulière car il fut au coeur de la révolution de 1830. Pour mémoire, Charles X fit publier le 25 Juillet 1830 dans le Moniteur, des Ordonnances qui établissaient une censure rigoureuse de la presse, dissolvaient la Chambre des Députés nouvellement élue, et modifiaient le système électoral en faveur des candidats conservateurs. Trois journées d'émeutes s'en suivirent, au terme desquelles la Restauration s'effondre. Ce troisième jour, le 28 Juillet 1830, les insurgés livrèrent un dur combat sur notre pont pour réaliser la prise de l'Hôtel de Ville, comme le montre le tableau ci-dessous.

C'est ce même jour sur ce pont, qu'un jeune polytechnicien du nom d'Etienne André Arcole, mourut en combattant auprès du peuple, les troupes du général Talon. En mourant il s'écria: "Rappelez-vous que je m'appelle Arcole". C'est de ce jour que le pont prit le nom de "pont d'Arcole".
Cet instant a été immortalisé (sur commande) par le peintre Amédée Bourgeois.

Vous trouverez une analyse détaillée de ce tableau en cliquant sur ce lien.

De plus amples détails sont fournis par la référence (1). En voici l'extrait:

"Cette passerelle qui a reçu le nom d'Arcole après la révolution de 1830, était située dans l'emplacement du pont actuel de ce nom.

Elle était composée de deux arches de 40,80m d'ouverture séparées par une pile de 5,60m d'épaisseur servant de base à un portique sur lequel passaient les chaînes de suspension.

Ces chaînes, ainsi que les tiges supportant le plancher, étaient en barres de fer. La largeur entre les gardes-corps était de 3,50m.

Les travaux commencés le 25 mars 1828 étaient achevés à la fin de la même année, et la circulation établie sur le pont le 21 décembre. La durée de la jouissance du péageavait été fixée uniformément à 45 ans à partir du 1er  janvier 1831, ainsi que nous l'avons dit ci-dessus, et ne devait par conséquent expirer que le 1er  janvier 1876; mais le rachat fait par la ville de Paris, à la suite de la révolution de 1848, a mis fin à cette jouissance, et par le traité du 10 mai 1850, approuvé par décret du 13 juillet suivant, il a été accordé à la compagnie dite des trois nouveaux ponts, ainsi dénommée par opposition à celle dite des trois anciens ponts, concédés en l'an IX, une annuité de 101 320 francs payable jusqu'au 1er  janvier 1876, dans laquelle la passerelle d'Arcole et le pont de l'Archevêché, dont il va être question, figurent pour une somme de 56 182 francs, le surplus (45 158 francs) s'appliquant au rachat du pont suspendu de l'allée d'Antin.

A partir de 1848, le passage a donc été gratuit sur la passerelle d'Arcole.

En 1854, l'administration, ayant reconnu que cette passerelle ne répondait plus aux besoins de la circulation, a décidé qu'elle serait remplacée par le pont fixe à voitures qui existe aujourd'hui."

Ce nouveau pont est un pont metallique qui selon (4), est constitué d'une arche unique de 80m de long et 20m de large.