|
Le 14 septembre 1833, le marché pour la construction d’un pont à Pertuis est adjugé à Jules Seguin et Cie, qui se propose de construire “un pont en fil de fer”,moyennant la concession d’un péage pendant 48 ans et une subvention de 60 000 F accordée par l’Etat. L’ouverture du pont est effective en octobre 1835. Des vices de construction apparaissent très vite aux culées, à la pile, au tablier, si bien qu’en 1842 le concessionnaire est mis en demeure de le mettre en bon état. Quelques réparations sont faites, mais le 2 Novembre 1843, une crue emporte la travée droite. Cette même crue emportait 5 autres ponts sur la Durance : les ponts des Mées, de Mirabeau, de Manosque, de Cadenet, de Rognonas.
En juillet 1844, il est de nouveau ouvert à la circulation.
Conformément au cahier des charges de 1833 et à la loi du 30 Juillet 1880 sur le rachat des concessions des ponts à péage, les départements de Vaucluse et des Bouches-du-Rhône prennent possession du pont suspendu le 23 octobre 1883.
Des réparations et des modifications de l’ouvrage sont aussitôt envisagées, notamment par le prolongement et l’adjonction d’une nouvelle travée de 100 mètres de portée en même temps que la réfection complète du système de suspension. Ce programme n’a pas été réalisé. Ce n’est qu’en 1901 que des travaux sont effectués. Le nouveau projet comprend la restauration de la suspension et la construction d’un guideau à la pile destiné à améliorer l’écoulement des eaux. Ces travaux ont coûté 145 000 F aux deux
départements. C’est Arnodin, ingénieur-constructeur à Châteauneuf-sur-Loire, qui a été sollicité pour ce projet.
|