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Pont de Triel

Pont de Triel - 1838

Fleuve franchi : la Seine, département : Yvelines, à proximité : Triel
Type d'ouvrage : Pont suspendu en fil de fer
Destruction de l'ouvrage : 1870
Architecte(s) : Marc Seguin et freres - ; Compagnie(s) : Seguin freres - .
Longueur totale : 163m, Nombre d'arches/travées : 3,
Décret, le : 2/5/1837 - Ouverture au public : 1/9/1838 - Durée concession : 99 ans - Coût de construction : 157634 Fr -
Version du texte : V1.4, Niveau de fiabilité : fort

Plan

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Références :
1 - Bulletin des lois - 1837 du 2/5/1837
2 - Fonds Seguin par Archives Départementales de l'Ardèche, Tome 41J87

L'autorisation de la construction du pont de Triel, sur la Seine, en remplacement du bac existant est autorisée par l'ordonnance royale du 2/5/1837. Le projet de pont suspendu a été établi par les frères Seguin dès 1837 (son commissionnement commence dès Juillet 1837, selon les archives Seguin). Lors de l'ouverture des plis pour l'adjudication le 11 Juillet 1837, il est établi que 4 concurrents étaient présents :

  • Les frères Seguin représentés par Paul et Charles (domiciliés à Paris). Ils sont classés premiers, et demande une concession d'une durée 99 ans - durée maximale autorisée
  • L'ingénieur Adolphe Boulland, qui propose 42 ans de concession, mais assorti d'une subvention
  • Jules Rolland de Ravel - domicilié à Lyon
  • Aristide Chavier - Paris - Rue du Faubourg du Temple

Il a été approuvé le 11 septembre 1837 par le ministère de l'Intérieur. Aucune subvention n'est accordée aux concessionnaires. Long de 163 mètres et large de 5,40 mètres, le pont a été inauguré le 9 septembre 1838.

Son coût final de construction, tel qu'il apparaît dans les archives Seguin, est de 157 632Fr.

Pour stopper l'avancée allemande, le pont de Triel fut détruit en 1870 et remplacé par un pont de bateaux pouvant supporter 8 tonnes. En 1870, l'éclusier d'Andrésy, engagé dans la résistance, a ouvert les vannes de son écluse. Le pont fut submergé. Il sera reconstruit un an plus tard.
De la construction du pont en 1838 jusqu'à 1927, le sujet de discorde permanent entre la municipalité de Triel et les concessionnaires du pont est le péage.

Le péage fut supprimé en 1927, seulement, et ceci sur le fait d'un réel drame : une nuit de 1918, un jeune homme âgé de 19 ans habitant le hameau de Pissefontaine et revenant de Vernouillet a voulu franchir clandestinement le péage en contournant la maison du gardien. Ce dernier, réveillé par le bruit, prit son revolver, tira par la fenêtre et tua le resquilleur. Cette affaire suscita l'indignation des habitants qui n'acceptaient pas de voir mourir un jeune homme pour « un sou ». Le gardien fut condamné à 5 ans de prison et le péage supprimé en 1927.

Evolution quantifiée des flux sur le Pont de Triel

A l'époque considérée, les ponts étaient à péage, et donc généraient des recettes en direct rapport avec les flux de personnes et de marchandises empruntant l'ouvrage.
Nous avons pour une vingtaine d'entre eux, retrouvé dans le fonds d'Archive Seguin, déposé aux Archives départementales de l'Ardèche, les relevés des recettes générées.

Elles ont été ci-après mises en forme. Elles sont malheureusement incomplètes.
Nous avons privilégié l'évolution de la recette sur la base de la première année de recette pleine (en rouge).
Un coefficient de "1" signifie que la recette de l'année considérée est égale à la première année pleine, un coefficient de "2" indiquerait que le flux a été deux fois plus important (les tarifs sont fixes sur cette période et définis par arrêté gouvernemental).
Par convention, nous avons affecté le coefficient "0" lorsque le relevé n'était pas disponible.
Disposant des relevés pour cette vingtaine d'ouvrages, nous avons aussi mentionné (en vert) l'évolution moyenne constatée.

L'analyse de ces graphes mérite de prendre en compte a minima les évènements ayant trait à l'ouvrage (destruction, crues, reconstruction) mais aussi présence d'un nouvel ouvrage à proximité, de fait \"concurrent\". Malgré cela, ces courbes sont à l'image de l'activité de la ville ou de la région considérée.